Tommaso Le Pera
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résumé
Lelio, le héros du Menteur vit dans son monde, filtré par deux merveilleux kaléidoscopes : Naples où il a vécu les vingt dernières années et Venise où il est né et où il est revenu. Deux mondes idéaux (par ailleurs les deux patries du théâtre italien) dans lesquels naît et se développe l’attitude de Lelio à l’égard de l’invention fantastique. Et comment pourrions-nous condamner un homme heureux, gai et joyeux simplement parce qu’il vit dans son monde ? Créé par son imagination, avec des actions et des entreprises mirobolantes, forgées dans ses rêves. La vie n’est qu’un songe, n’est qu’un grand mensonge et Lelio est un Rodomonte, un miles gloriosus qui n’est heureux que lorsqu’il rêve les yeux ouverts, quand il décoche les bobards les plus gros, les chevauchant comme un pur sang qui s’emballe sans parvenir à le désarçonner ! Et n’est-ce pas là notre grand rêve ? Vivre dans le monde que nous avons inventé, dans lequel nous serions des princes invincibles, de grands conquistadores, des dispensateurs de joie sans fin ? Nous pourrions lui reprocher que ce ne soit pas la réalité, que le monde où il vit n’existe pas, mais pourquoi devrions-nous le ramener à une quotidienneté sordide, pourquoi devrions-nous le retenir en nous agrippant à ses pieds et l’empêcher de prendre son envol ? Vas-y, Lelio, et amuse-toi pour notre plus grand plaisir aussi, dans le monde du théâtre tout est possible. Et nous inscrirons, comme tu l’as voulu, sur la pierre : « Ci-gît Lelio, par volonté du destin, qui pour raconter des craques, était plus fort qu’un avocat et en inventait plus qu’un conteur d’histoires : et même mort, dans cette tombe où tu le vois, tu risques gros, passant, de le croire mort... » Geppy Gleijeses   En présence de ce texte, notre première réaction serait de punir le menteur, et il est vrai que l’intrigue de Goldoni se termine par le repentir et la condamnation du personnage de Lelio, celui qui n’a rien fait d’autre que de tout le temps transformer des situations attendues à travers de « merveilleuses inventions ». Je pense que ce jugement moraliste cache le désir de célébrer ceux qui choisissent une vision romanesque de la vie, fût-ce au prix de quelques souffrances. Mieux vaut une vie joyeusement déréglée par le mensonge que l’insupportable monotonie du quotidien. Alfredo Arias

Production : Teatro Quirino - Rome

Giovanna Giuliani
la presse en parle

Une somptueuse fête populaire en équilibre entre les deux villes marines de Naples et de Venise. Le spectacle, tout en respectant le texte de départ et en le faisant resplendir de sa propre lumière, se transforme en une gigantesque féerie sur le mythe du spectacle total. IL GIORNALE - ENRICO GROPPALI

Une fertile, éclectique imagination, Arias y va carrément: il se moque des conventions théâtrales d’aujourd’hui, il élabore un discours ironique, il adapte le langage au parler contemporain, il retraduit à sa manière le dialecte vénitien. Une folie générale désopilante. LA REPUBBLICA - ANNA BANDETTINI

C’est la que réside le sens de l’interprétation d’Arias : le mensonge, la mystification, l’embrouille semblent envahir tout le monde (vénitien), avec pléthore d’inventions et de trouvailles. Parmi les interprètes, Andrea Giordana semble sûr de lui, équilibré, impavide. Marianella Bargilli, élégante. Geppy Gleijeses débordant. Lorenzo Gleijeses hypermercurial… CORRIERE DELLA SERA - FRANCO CORDELLI

La comédie a un rythme très rapide, et c’est un chef-d’œuvre de géométrie démentielle. Arias ne se contente pas de dérouler l’intrigue, mais intervient pour désarçonner le spectateur, les répliques sont agrémentées du sel de quelques suppléments inattendus... Geppy Gleijeses, en conciliant abstraction et réalisme, rend plausible et même, malgré nous, sympathique son embobineur par vocation plus que par intérêt, qui finit par tomber amoureux de son propre jeu, à la candeur d’enfant, et en même temps à la détermination implacable. LA STAMPA - MASOLINO D'AMICO

dates passées
Du MER. 17 MAI 2017 au DIM. 21 MAI 2017
Théâtre de l'Epée de Bois / Paris